PACIFIC BELL le prochain court métrage de Sandrine Béchade en développement

Article du Qui fait quoi – 18 août 2020

« C’est l’histoire d’un enfant mexicain perdu dans le désert à la frontière sud-américaine. Il va faire la rencontre d’un Canadien, un travailleur humanitaire. Cet homme va se faire arrêter devant lui. Et il y a aussi tout cet aspect que je voulais retenir du roman, la fameuse cabine téléphonique de la compagnie Pacific Bell qui a réellement existé. Nous abordons la situation des immigrants qui doivent traverser la mer ou le désert et qui meurent », décrit Sandrine Béchade à propos de ce projet produit par Vital Productions, boîte de production basée à Sainte-Adèle qu’elle a cofondée avec Serge Desrosiers.

D’où l’idée pour elle d’inclure également les références du roman « La petite sirène » d’Hans Christian Andersen dans le récit. Renvoyant aux chants des sirènes avec la sonnerie de téléphone de la cabine qui retentit, elle souhaite établir un parallèle entre le parcours de son héros et celui du personnage imaginé par l’auteur danois. « C’est une histoire à la fois douce et cruelle, mais qui est aussi remplie d’onirisme et de réalité », indique la cinéaste.

C’est d’ailleurs un élément qu’elle aime beaucoup travailler dans la fiction. Tout comme dans son précédent court métrage « Ange et Ovni », la vice-présidente et cofondatrice de Vital Productions jouera de nouveau avec la frontière entre la vérité et le délire. Ici, l’enfant a faim, a soif, il est seul et se met à parler à sa mère grâce à la cabine téléphonique.

D’ailleurs, lors d’un voyage à Las Vegas en février dernier, la réalisatrice s’est rendue dans le désert, à 90 minutes de la ville, pour visiter l’emplacement de la véritable cabine téléphonique aujourd’hui démantelée. Dans le Désert des Mojaves, elle s’est laissée imprégner des décors, un lieu très évocateur où elle aimerait, dans un monde idéal, tourner « Pacific Bell ». Serge Desrosiers, son fidèle complice, produira et assurera la direction photo du court métrage.

Pour ce qui est du casting, Sandrine Béchade espère trouver un jeune acteur d’origine mexicaine parlant parfaitement l’espagnol afin d’incarner le personnage principal. « Il faut que ce soit un enfant mexicain avec un accent spécifique. Oui, ça va poser un certain défi. Mais comme nous avons un bureau à Los Angeles, je ne pense pas me limiter à un casting québécois. Il reste à voir où cela nous mènera », confie-t-elle.

Actuellement au tout début du processus d’écriture, Sandrine Béchade et Julie Hétu ont obtenu l’aide au développement de la SODEC du programme de création émergente. Pour cet appui financier, elles doivent faire appel à une conseillère à la scénarisation. Les deux scénaristes ont approché Jeanne Leblanc. « Elle a embarqué tout de suite », rapporte la réalisatrice.

[Frédéric Bouchard]
Nouvelle 1 de 14 – Quotidien Qui fait Quoi – Le mardi 18 août 2020 No 6004

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